Le
bilan de la guerre du Golfe

Pertes
irakiennes
Pertes
humaines
Selon Bagdad, l'armée irakienne comptait, au 15 janvier
1991, 700.000 soldats (dont 140.000 pour la
garde républicaine, et 545.000 pour
l'armée régulière, les
réservistes et les miliciens). D'après
les Alliés, l'armée irakienne
n'aurait compté que 42 divisions et 362.000
hommes.
Selon les Alliés, l'armée irakienne aurait
perdu pendant les raids aériens près
de 179.000 hommes (9.000 morts, 17.000 blessés
et 153.000 déserteurs). Il n'en aurait
plus resté que 183.000 pour affronter
l'offensive terrestre, à la fin de laquelle
l'armée irakienne aurait perdu de nouveau
120.000 soldats (60.000 morts ou disparus et
63.000 prisonniers). D'autres sources chiffrent
entre 85.000 et 100.000 le nombre de soldats irakiens morts pendant
la guerre, ainsi que 50.000 à 100.000
civils tués dans les bombardements. Selon
Bagdad, 20.000 Irakiens, civils et militaires,
ont été tués et 60.000 blessés pendant la guerre.
Les Alliés ont également capturé de 60.000 à
175.000 soldats irakiens selon les sources,
et plusieurs centaines de milliers de Chiites
fuyant l'Irak trouvent refuge en Iran à
la fin de la guerre.
Pertes
matérielles
Les pertes militaires
Les Alliés affirment avoir détruit 2.140
des 3.500 pièces d'artillerie déployées
par l'Irak (canons de 122 et 155 mm), 3.700
des 5.600 chars et blindés divers, 139
avions (sur les 700 déployés),
74 navires et 8 hélicoptères (sur les 200 déployés).
A la fin de la guerre, l'Iran refuse de restituer
à l'Irak les avions réfugiés
sur son territoire. D'après Bagdad, ils
sont au nombre de 115. D'après les Américains,
il y en aurait 137.
Au total, l'Irak a lancé 86 SCUD
en direction de l'Arabie Saoudite, d'Israël,
du Bahreïn et du Qatar. Aucun SCUD
à ogive chimique n'a été
tiré pendant la guerre. A cause de leur
précision insuffisante (de l'ordre de
900 m) et de leur portée limitée
(300 km), ils auraient pu tomber sur des pays
arabes ou en Cisjordanie. De plus, les Irakiens
n'auraient pas réussi à maîtriser
la stabilité et la résistance
de la munition chimique aux accélérations.
Un SCUD-B ne peut d'ailleurs pas transporter
plus de 200 kg. Or 7 tonnes d'agents chimiques
seraient nécessaires pour paralyser une
base militaire durant 24 heures.
L'embargo
Le 6 août 1990, le Conseil de sécurité
décrète un embargo maritime et
terrestre financier (gel des avoirs irakiens
et koweïtiens dans le monde) ; pétrolier
(fermeture des oléoducs transportant
le pétrole irakien à travers la
Turquie et l'Arabie Saoudite) ; alimentaire
(cessation des ventes à l'Irak de céréales,
aliments pour bétail, fruits, légumes
et viandes) ; industriel (fin des ventes de
pièces détachées) et militaire
(fin des ventes d'armes et de pièces
détachées). Le 25 août 1990,
l'ONU autorise le recours à la force
pour faire respecter cet embargo, qui devient
aérien le 25 septembre 1990.
=> Conséquences de l'embargo
sur le pétrole :
A la veille de la guerre, l'Irak exportait 80%
de son pétrole. Pertes quotidiennes en
pétrole : 2,7 millions de barils, soit
70 millions de dollars. Le carburant est rationné,
l'Irak produisant du brut mais ne possédant
pas de raffinerie.
=> Conséquences de l'embargo
sur les vivres :
A la veille de la guerre, l'Irak importait 70%
de sa consommation quotidienne en calories (dont
60% de celle en riz). L'arrêt des importations
est compensé par la saisie de stocks
au Koweït, la mise en place d'un rationnement
dès le 3 septembre 1990 (renforcé
en novembre 1990), et l'encouragement à
l'exploitation des friches. Le marché
noir se développe, les prix sont multipliés
par 10 à Bagdad.
=> Conséquences de l'embargo
sur l'industrie :
40 % des entreprises sont arrêtées
faute de pièces de rechange. Départ
de l'encadrement étranger, disparition
de produits vitaux comme les pneus de rechange...
De nombreux biens matériels (voitures,
électro-ménager...) sont saisis
au Koweït et compensent en partie les pertes
irakiennes.
=> Conséquences de l'embargo
militaire :
Un embargo peu efficace en raison de l'importance
des stocks d'armes de l'Irak, des stocks saisis
au Koweït (dont des missiles Crotale
français et Hawk américains)
et d'une industrie locale d'armement.
=> Violations de l'embargo
Plus de 500 entreprises de 50 pays différents
auraient violé cet embargo, dont une
centaine de firmes allemandes (Volkswagen,
Deutsch Bank, Mercedes Benz...) et au moins
une française : Sagem. La contrebande
s'est également développée
par l'intermédiaire de la Turquie, de
l'Iran et de la Jordanie (vente illicite de
pétrole, exportations illicites vers
l'Irak de 900 tonnes de céréales
par jour...).
Pertes
financières
En Irak, les destructions pour faits de guerre (guerres
d'Iran et du Koweït) s'élèvent
à 500 milliards de dollars : 200 milliards
pour les destructions civiles et 300 milliards
pour les destructions militaires. Après
les 2 guerres du Golfe, étant l'agresseur,
l'Irak a dû versé 200 milliards
de dollars de dommages et intérêts
à l'Iran et au Koweït. Les dettes
de l'Irak vis-à-vis de ses fournisseurs
étrangers s'élèvent à
50 milliards de dollars. Au total, les 2 guerres
du Golfe ont coûté à l'Irak
750 milliards de dollars, soit 17 fois le PNB
irakien (44 milliards de dollars en 1988).

Pertes
koweïtiennes
Pertes
humaines
Au moins 200 Koweïtiens ont trouvé la mort le
jour même de l'invasion. Durant les jours
qui ont suivi l'invasion de l'émirat,
la moitié de la population du Koweït
a fui pour l'Arabie Saoudite. Plus de 1.000
Koweïtiens sont morts durant cette guerre,
et près de 650 civils, enlevés
par les troupes irakiennes, sont toujours portés
disparus.
En janvier 1991, un avion koweïtien est
abattu et son pilote fait prisonnier.
Pertes
matérielles
=> L'or du Koweït
Lors des 7 mois d'occupation du Koweït,
les soldats irakiens ont pillé les richesses
du pays (centres commerciaux dévastés,
banques pillées, des centaines de véhicules
de luxe dérobés...). Au total,
entre 3 et 4 milliards de dollars dont 1 milliard
en or ont été volés, dont
les 42 tonnes d'or de la Banque Centrale du
Koweït. Après le cessez-le-feu,
l'Irak n'a rendu qu'une partie de l'or volé
dans les banques du Koweït, l'autre partie
n'ayant toujours pas été retrouvée...
=> Le pétrole du Koweït
Le 21 janvier 1991, pour éviter un débarquement
allié, les Irakiens ouvrent le terminal
pétrolier de Sea-Island (Mina Al-Ahmadi)
provoquant une marée noire dans le Golfe.
La nappe de pétrole (15 km de largeur,
50 km de longueur) dérive de 8 km/jour
vers l'Iran, l'Arabie et les E.A.U., menaçant
leurs usines de dessalement d'eau. Les premières
estimations (1,4 milliard de tonnes de brut
répandues) sont révisées
à la baisse en avril 1991 : 100.000 tonnes.
Les mesures prises (bombardement du terminal
pour réduire l'écoulement du pétrole,
installation de barrages flottants) limitent
la pollution.
732 puits de pétrole sur les 1.080 que
compte le Koweït ont été
incendiés. Sur le quart sud du territoire
koweïtien, une fumée noire s'élève
à 600 m du sol, la visibilité
est réduite de 25 à 4,5 km, la
température chute de 10°c, et des
modifications des conditions météorologiques
apparaissent à 500 km à la ronde.
Des traces de fumée auraient été
retrouvées dans l'Himalaya. Le dernier
puits est éteint le 6 novembre 1991.
Pertes
financières
La guerre a coûté 20 milliards de dollars au
Koweït. L'émirat a également
perdu 8,5 milliards de dollars en pétrole.
La reconstruction du pays a également
coûté de 20 à 30 milliards
de dollars selon les estimations, dont 1,5 million
de dollars par puits de pétrole en feu.

Pertes
américaines
Pertes
humaines
Sur les 537.000 militaires américains envoyés au Proche-Orient,
246 sont morts dans la région depuis le début
de la crise du Golfe, le 2 août 1990 :
105 GI's sont morts accidentellement
avant le début des hostilités, le 17 janvier
1991. Entre cette date et la fin de la guerre,
le 3 mars, 141 soldats américains sont morts,
dont 89 au combat. 213 autres on été blessés
et 45 sont toujours portés disparus.
Dans les années qui suivent la guerre,
environ 70.000 Américains ayant servi
dans le Golfe se plaignent de fatigue, migraines,
nausées, sueurs froides, atrophies musculaires,
pertes de mémoire, irritations ou brûlures.
Le syndrome du Golfe serait dû aux stocks
chimiques irakiens bombardés et aux bombes
à uranium appauvri employé par
les Alliés.
Pertes
matérielles
Efficacité américaine sur cibles : avions
F-117 : 60% ; missiles Tomahawk
: 50% ; missiles Patriot : de 40 à
70%. Plus de 110.000 bombes larguées, soit plus de 88.000 tonnes,
dont 93% larguées de plus de 9.000 m
de hauteur.
L'US Air Force a perdu 34 avions de tous
types, dont 27 au combat, et 31 hélicoptères,
dont 4 au combat.
Pertes
financières
Au 28 juillet 1991, selon les Etats-Unis, la guerre du Golfe
aurait coûté 61,1 milliards de
dollars (dont 3,2 milliards en transports aériens,
5,8 milliards en transports maritimes, 7,7 milliards
en soldes et allocations des soldats, 7,5 milliards
en frais médicaux, uniformes et nourriture).
Les Alliés des USA (Koweït, Arabie,
Japon, Allemagne, Taïwan et Corée
du Sud essentiellement) ont versé 43,1
milliards de dollars aux Etats-Unis.
Au 31 décembre 1990, avant la guerre,
selon le Bureau général de la
comptabilité (GAO), le coût général
hors conflit était de 1 milliard de dollars
par jour dont 50% pour la seule armée
américaine. Une division blindée
américaine (16.000 hommes) consommait
chaque jour jusqu'à 14.000 litres de
carburant, 100.000 litres d'eau, 80.000 rations
de nourriture et près de 5.000 tonnes
de munitions...

Pertes
britanniques
Pertes
humaines
Parmi les 36.000 soldats britanniques engagés dans le conflit,
26 sont morts et 13 ont été blessés. Sur ces
chiffres, 8 militaires ont été tués avant le
17 janvier et 9 ont été victimes de tirs américains.
10 soldats sont toujours portés disparus.
La Royal Air Force a également perdu
7 appareils.
Pertes
financières
La guerre a coûté 1,23 milliard de dollars
à la Grande-Bretagne. Les entrepises
britanniques ont également perdu 1,7
milliard de dollars suite à l'arrêt
des exportations vers l'Irak.

Pertes
françaises
Pertes
humaines
Sur les 14.000 militaires
français déployés dans le Golfe dès l'invasion
du Koweït, 9 soldats ont été tués dont 2 avant
le début du conflit et 5 après : un soldat a
été tué dans un accident de voiture en Arabie
Saoudite en novembre 1990, et un pilote un mois
plus tard dans le crash de son Mirage F-1,
lors d'une mission de reconnaissance dans le
désert saoudien. Durant le conflit, 2 soldats
ont été tués lors d'opérations de déminage sur
le territoire irakien en février 1991, et 33
autres ont été blessés, dont 22 légèrement.
Après le conflit, 8 soldats du 1er RI ont été blessés (dont 3 grièvement) le 12
mars 1991, en longeant la route Texas,
près d'As-Salman. Deux autres du 6èmeREG
ont été tués en mars et en avril à Koweït-City,
et trois sont morts en mai au Koweït, dont 2
dans des accidents de voiture.
L'aviation a perdu 2 appareils.
Précisions apportées
par Thierry et Laurent...
Pertes
financières
Au 26 février 1991,
la France a dépensé 1,2 milliard
de dollars dans la guerre. A cela s'ajoutent
les 3 milliards de dollars perdus à cause
de l'arrêt des exportations françaises
vers l'Irak.

Pertes
israéliennes
Pertes
humaines
Sur les 39 missiles SCUD lancés
par l'Irak sur Israël, 15 ne sont pas interceptés
par des missiles anti-missiles américains
Patriot. Ils retombent principalement
sur Tel-Aviv et Haïfa mais aussi en Cisjordanie,
faisant au total 2 morts à cause des
explosions, 20 par arrêts cardiaques et
plus de 350 blessés, et endommageant
plus de 11.000 habitations (1.200 immeubles
détruits et 7.300 endommagés).
Pertes
financières
Selon la Banque d'Israël, au 2 février
1991, le coût de la guerre s'élevait
pour l'Etat Hébreu à 3 milliards
de dollars (baisse de l'activité économique,
effondrement du tourisme et destructions civiles)
en partie compensé par les aides reçues
d'Allemagne (600 millions de dollars) et des
USA (650 millions de dollars).

Pertes
jordaniennes
Pertes
humaines
14 chauffeurs de poids-lourds jordaniens ont été
tués et 26 blessés lors de bombardements
alliés sur la route Amman-Bagdad.
Pertes
financières
La guerre aurait également coûté 3 à
4 milliards de dollars à la Jordanie,
suite notemment à l'arrêt de l'exportation
du pétrole saoudien.

Pertes
égyptiennes
Pertes
humaines
Sur les 20.000 soldats égyptiens déployés
dans le Golfe, 10 sont morts au combat.
Pertes
financières
La guerre du Golfe a coûté 27 milliards de
dollars à l'Egypte, dont 2 milliards
de pertes pour les secteurs du tourisme et de
l'aviation, 5 milliards pour le reclassement
des réfugiés et 1 milliard pour
la surveillance du Canal de Suez.

Pertes
saoudiennes
Pertes
humaines
Sur les 118.000 soldats saoudiens déployés
lors du conflit, 18 sont tués au combat
ou portés disparus, dont 13 lors de l'offensive
terrestre.
Sur les 47 missiles SCUD lancés
par l'Irak sur l'Arabie Saoudite, une dizaine
est interceptée par les missiles américains
Patriot. Les autres retombent sur la
capitale, Riyad, ainsi que sur Dharhan où
se trouve le quartier général
américain. Ces SCUD font 2 morts
et 76 blessés parmi la population, et
27 GI's sont tués et 98 blessés
dans l'effondrement de l'un des bâtiments
de la base militaire américaine de Dharhan,
touché par un SCUD.
Pertes
hmatérielles
L'aviation saoudienne a perdu 2 avions et 6 hélicoptères.
Pertes
financières
La guerre
du Golfe a coûté 60 milliards de
dollars (plus de 50% du revenu annuel du pays)
à l'Arabie Saoudite, dont 20 milliards
de dollars donnés aux Alliés pour
leur effort de guerre, et les millions de tonnes
de carburant offerts gracieusement aux troupes
alliées sur son territoire. Ces chiffres
ne prennent pas en compte les dépenses
militaires et les engagements pris pour l'avenir
auprès de certains alliés, comme
la Syrie ou l'Egypte.

Pertes
palestiniennes
Mouvements
de population
Répartition
des Palestiniens en juillet 1990 :
Jordanie : 1.680.000 ; Territoires occupés
: 800.000 ; Koweït : 500.000 ; Arabie Saoudite
: 180.000 ; Emirats Arabes Unis : 70.000 ; Irak
: 50.000.
Accusés de collaboration avec les Irakiens,
les Palestiniens sont pris à parti dans
de nombreux pays arabes. Début mars 1991,
il ne restait plus que 150.000 Palestiniens
au Koweït, les autres ayant préféré
fuir pour la Jordanie les exactions commises
à leur encontre par les Koweïtiens
libérés.
Pertes
financières
Dès le début de la crise, Yasser
Arafat, chef de l'Organisation de Libération
de la Palestine (OLP), soutient Saddam Hussein.
Il espère ainsi obtenir le soutien d'une
grande puissance de la région pour avoir
plus de poids dans les discussions israélo-palestiniennes.
Mais suite à la défaite cuisante
de l'Irak, l'OLP perd tout prestige dans le
monde arabe. L'Arabie, le Koweït et les
petits émirats du Golfe suspendent leurs
aides économiques allouées aux
Palestiniens pour l'Intifada. Ceux-ci perdent
ainsi 4,5 milliards de dollars dans le conflit
(avoirs bloqués, biens saisis, salaires
non versés...) ; 1,5 milliard dans les
Territoires occupés (transferts effectués
par les Palestiniens du Koweït, sommes
allouées aux institutions et oeuvres
sociales et éducatives palestiniennes...).
     
Autres
pertes alliées
Pertes
humaines
8 militaires des Emirats Arabes Unis ont été tués.
Un avion italien a été abattu et son pilote
capturé par les Irakiens.
La Syrie, qui a dépêché plus de 20.000 hommes
dans la région, n'a fourni aucun bilan précis.
Huit soldats sénégalais sont également
blessés par un missile sol-sol.
Un SCUD irakien retombe sur la capitale
du Qatar, Doha, et un autre qui visait le Bahreïn
s'écrase en mer. Ces SCUD ne
font pas de victimes.
Pertes
financières
L'ensemble des pays du Golfe a vu fuir ses capitaux
vers l'étranger (60 milliards de dollars).
La perte sèche des pays du Conseil de
Coopération du Golfe (regroupant l'Arabie
Saoudite, les E.A.U., le Qatar, le Yemen et
le Bahreïn) s'élève à
300 milliards de dollars. L'ensemble des pays
arabes a perdu, pour l'année 1991, entre
670 et 800 milliards de dollars (destructions,
financement de la guerre, effondrement du tourisme,
baisse des ressources pétrolières...).

Pertes
de la CEE
Perte
d'influence
La CEE est, après l'Irak, la principale perdante
de la guerre du Golfe. Ses rares tentatives
diplomatiques ont échoué, montrant
l'inutilité totale de son rôle
politique sur la scène internationale,
et la difficulté pour ses 12 pays membres
à s'entendre sur la politique à
adopter face à l'Irak.
Pertes
financières
La Communauté Economique Européenne a versé
30,9 millions de dollars d'aide alimentaire
aux Palestiniens de Syrie, à la Jordanie
et au Liban, dont 4,8 millions réservés
aux Territoires occupés. La CEE a également
versé des aides financières de
228 millions de dollars à l'Egypte et
de 196 millions à la Jordanie. Un prêt
sans intérêts de 228 millions de
dollars a également été
accordé à la Turquie. Les aides
bilatérales des Etats membres de la Communauté
s'élèvent à 1,3 milliard
d'écus.

Contributions
financières des Alliés
Pertes
financières
Au 1er juillet 1991, le coût de la guerre se répartissait
ainsi : 16,8 milliards de dollars venant d'Arabie
Saoudite, 16 milliards venant du Koweït,
10,7 milliards venant du Japon, 6,6 milliards
venant d'Allemagne, 4 milliards venant des Emirats,
380 millions venant de Corée du Sud,
quelques dizaines de millions de dollars venant
de Belgique et du Danemark. Soit au total 54,6
milliards de dollars.
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